Sur le trottoir à New York, on peut vraiment acheter n’importe quoi. À côté des chandails I Love NY et des photos d’un pont de Central Park sous la pluie, on vend aussi des scripts de films ou de séries télé. J’en ai acheté un. De Friends bien sûr.

Vente de scripts à côté du MET. Photo: Lisa Marie Noël

Le vendeur explique que ce sont des photocopies des scripts originaux. Ils sont par la suite reliés à la bonne franquette avec une attache en métal et une couverture de papier un peu plus rigide. Ça ressemble aux travaux de session que je faisais à l’université. À 15 $ minimum le script, l’entreprise doit être très lucrative.

Les gens achètent les scripts de leurs émissions et films préférés et certains apprennent les répliques par coeur. Comme si j’avais besoin d’un script pour apprendre les répliques de Friends (voir à ce sujet l’article 20 de Tout sur moi ou presque)

J’ai choisi le script de l’épisode 21 The One With A Chick. And A Duck qui date de 1997. C’est l’épisode où Joey et Chandler adoptent un canard et un poussin et où Pete achète un restaurant pour Monica.

Le vrai script?

J’ai commencé à le lire et j’ai remarqué plusieurs différences avec ce qu’on retrouve à la télé. Ce qui s’explique peut-être par le fait que l’équipe des scripteurs de Friends modifiaient et amélioraient les dialogues jusqu’au moment du tournage, et même pendant le tournage. Ils voulaient la réplique la plus punchée qui soit. Et leur méthode de travail fonctionnait bien. Certains gags du script original avaient effectivement besoin d’être retravaillés.

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La chaleur est écrasante à New York aussi comme en témoigne ce chat aperçu dans un bazar de quossins usagés de Brooklyn.

Coney Island est la place pour les kitsch lovers. C’est la section des manèges de l’Exposition agricole de St-Hyacinthe qui serait située à côté du boardwalk de Wildwood, dans les années 60.

Dans le film Annie Hall de Woody Allen, le personnage principal, Alvy Singer, habitait une maison sous une montagne russe de Coney Island lorsqu’il était enfant.

Things done/seen:

Un tour de Cyclone: on s’est fait brasser dans une des plus vieilles montagnes russes en bois des États-Unis. Le Cyclone a été construit en 1927. En juillet 2007, un homme est mort après s’être cassé des vertèbres pendant son tour du Cyclone. De mon côté, je n’ai eu qu’une éraflure au coude droit et les jambes molles à la sortie.

Boire la bière Coney Island: Une bière qui sert à financer l’association Coney Island USA. L’organisme vise à promouvoir l’art populaire américain. Coney Island USA organise la Parade des sirènes, des shows burlesques sur la plage, des freakshow et un festival de tatou et de biker.

Concours de hotdog: Qui en bouffera le plus? Selon l’immense tableau indicateur, Sonya Thomas en a mangé 41 et Joey Chestnut, 68!! Le tout était agrémenté d’un décompte avant le 4 juillet, fête nationale des États-uniens.

Shoot the Freak: 5$ pour 15 shots de paintball. Et puis on tire sur le Freak. On a juste regardé.

Un petit tour sur la plage: C’était propre à notre passage, mais la plage a la réputation d’être très sale. Si on cherche une seringue, on n’a qu’à creuser un peu dans le sable pour en trouver une.

Complément intéressant:

Article du Village Voice cette semaine sur l’histoire de Coney Island et sur les « améliorations » que veulent apporter certains promoteurs immobiliers : Coney Island’s Grand Past and Grim Future

J’ai un colocataire qui s’appelle Peppin. Il passe beaucoup de temps dans ma chambre, couché sur le bord de la fenêtre. Comme un chat. Mais c’est un chien-saucisse.

C’est un petit chien plein d’attention qui aime me licher les pieds ou les bras. Il aime jouer avec sa balle, avec des toutous et des jouets qui font squich-squich. Il nous accueille toujours enjoué, quand on se réveille le matin ou lorsqu’on arrive à la maison.

Il comprend le français et l’anglais. Il aime manger des cubes de glace. Il accourt dans la cuisine quand il entend qu’on se sert du ice-maker automatique.

Il fait parfois des mauvais coups. Il a mangé des livres dans la bibliothèque et il fait des fois caca à côté de sa « gazette ». Il a même fait pipi sur mon lit lors de ma première semaine. Pour un si petit chien, il a une bien grande vessie.

Il visitera l’Allemagne cet été avec sa maîtresse.

Aujourd’hui, en me promenant dans Brooklyn, j’ai vu Peppin sur une murale. Peppin est vraiment un chien-roi!

Les party de M. Laliberté ont une réputation à sauvegarder. La célébration d’après-première-médiatique du show Banana Shpeel, présenté sur Broadway à New York, était loin de seulement servir des p’tits sandwiches pas de croute, on s’en serait douté.

Voici quelques photos floues et des articles de mes collègues journalistes.

Banana Shpeel évite la catastrophe de Marie-Joëlle Parent

Banana Shpeel du Cirque du Soleil : quand le clown est frustré de Isabelle Massé

Service de cidre de glace.

Du spaghetti était servi dans des petites boîtes de bouffe chinoise accrochées aux arbres.

Des gars de la construction servaient des morceaux de poulet sur peanuts dans une brouette.

Une immense cage pleine de coussins où on peut s'écraser.

Et bien sûr le comptoir de Banana Split.


Quoi de plus intime que de regarder quelqu’un dans les yeux, sans rien dire, pendant de longues minutes. C’est ce qu’on peut faire tous les jours depuis le 14 mars au MoMA.

Marina Ambramovic: The Artist Is Present. Photo: Lisa Marie Noël

L’artiste yougoslave Marina Ambramovic s’assied sur une chaise au centre d’une salle du MoMA. Des spectateurs viennent successivement prendre place sur une chaise devant elle. Et ils se regardent, silencieusement, dans les yeux. C’est fascinant.

Elle reste assise comme ça 7 h 30 par jour. Je ne suis restée que 30 minutes à regarder les gens défiler. J’ai pu voir 4 ou 5 personnes entrer dans l’aire de performance et s’asseoir devant l’artiste. Une jeune femme est revenue les larmes aux yeux. Marina Ambramovic a elle aussi eu besoin de son mouchoir pour s’essuyer les yeux.

Photo: Lisa Marie Noël

« Amazing! On se sent submergé. L’artiste est tellement généreuse », dit celle qui est revenue de l’expérience les larmes aux yeux. Elle m’a recommandé l’expérience. Juste à y penser, j’ai le goût de brailler.

Pour avoir une idée de ce que vit Marina Ambramovic, on peut voir un diaporama photo tous les visages des visiteurs du musée qui se sont prêtés à la performance. C’est très émouvant de les voir ainsi défiler. C’est profondément humain : des larmes, des sourires, des visages graves.

Tout est enregistré. Vous pouvez même regarder la performance de Marina Ambramovic en direct pendant les heures d’ouverture du musée.

Dans ses performances où elle explore le « ici et maintenant », Marina Ambramovic utilise son propre corps comme sujet, objet et medium. Elle fera son dernier face à face le 31 mai.

Photo: Lisa Marie Noël

D’un pays à l’autre, les vente-trottoir se suivent et se ressemblent. À quelques détails près. Et dans Park Slope, un des quartiers de Brooklyn, ces détails sont les jeux d’adresse et Barack Obama.

Je suis tombée sur une vente-trottoir sur la 5e Avenue, dans le quartier Park Slope de Brooklyn, à ne pas confondre avec la cher et chic 5e Avenue de Manhattan. Pour cette vente trottoir/marché aux puces, on a fermé une vingtaine de rues. Il y avait le gars avec son micro qui faisait la démonstration d’un instrument qui allait révolutionner le monde de la cuisine, les vendeurs de t-shirt en tout genre et la vendeuse de bijoux vintage.

Voici le top 5 des agréments de la vente trottoir de Park Slope

Numéro 5 : on mange de la viande sur des bâtons ou des épis de maïs grillés au BBQ.

Numéro 4 : On boit des Pina Colada dans des verres fancy et des pailles colorées comme dans les croisières.

Numéro 3 : On voit des kiosques inusités avec une diseuse de bonne aventure, un conseiller municipal qui rencontre les citoyens ou un ado blasé portant un costume de slush du 7/12.

Numéro 2 : On peut acheter et boire de la bière dans la rue, de la bière de microbrasserie!

Numéro 1 : On peut gagner Barack Obama à des jeux d’adresse comme à l’Exposition agricole de St-Hyacinthe.

Photo: Lisa Marie Noël

Des jeux d’adresse, c’est ce qu’il manque à la vente trottoir de la rue Masson. Sur la 5e Avenue de Park Slope, on peut péter des ballounes avec un dard ou tirer un jet d’eau dans la bouche d’un clown pour 2 $. Et si on gagne, on peut remporter un toutou de Barack Obama. En pleine période de crise économique, Barack Obama a le mérite de relancer l’industrie des « bidules-cochonneries » à son effigie.

J’ai bien été tentée de jouer. Mais avec l’effet de la bière, la chaleur du soleil et l’étouffement dû à la foule, je n’étais pas en parfaite maîtrise de mes facultés. Même les enfants auraient été meilleurs que moi!

Je n’étais tellement pas en maîtrise que j’ai succombé à un abonnement du New York Times pour avoir la tasse-thermos à café en objet promotionnel… Chéri, dorénavant, on recevra le New York Times (en papier!) tous les samedis et dimanches.